LA BARONNE DE LA LONGUE AIGUILLE
Collection Tante Imelda, publié aux Éditions Pierre Tisseyre, 1997.

 

 

Description:

Cette fois, un grand cinéaste américain Johnny Walker, découvre le remarquable talent d'actrice de tante Imelda. Il invite celle-ci à jouer dans son film: Si Dorothy était une vieille dame, en hommage aux 75 ans de Judy Garland. Nos amis seront entraînés sur une route jaune, célèbre dans le monde entier.

 

 

Extrait:

«Johnny Walker s’énerve. Il vient de penser à quelque chose d’important si on en juge par son degré d’excitation.
— Madame Imelda, VOUS ALLEZ FAIRE DU CINÉMA!
Un grand silence suit cette déclaration. Puis, ma mère réagit avec désinvolture:
— Qu’y a-t-il d’étonnant là-dedans? Ma tante fait toujours du cinéma! N’est-ce pas oncle Gérard?
Cette constatation a l’heur de détendre l’atmosphère. Gérard rit.
— Mon Imelda, môssieur, c’est Demi Moore et Marilyn Monroe à la fois... un charme fou, je vous dis! Et un corps de déesse... quoique légèrement empoussiéré. De plus, c’est la plus grande actrice que je connaisse. Surtout lorsqu’elle a des rhumatismes et qu’elle veut des bisous à la moustache sur ses bobos.
Tante Imelda n’est pas contente. Je chuchote à Stéphanie:
— La déesse va exploser!
Mon père est très habile pour dénouer les pires tensions. Il empoigne la bouilloire et offre une tisane à ses invités.
— Je prendrai une tisane aux feuilles de framboisier. C’est excellent pour l’arthrite. TU EN VEUX AUSSI IMELDA? demande Gérard, un sourire au coin des lèvres.
Tante Imelda s’avance, se penche vers son vieux loup et lui fait un gros baiser bruyant.
— Monsieur Walker, j’accepterai de faire du cinéma si mon vieil énergumène vient avec moi. J’ai attendu presque cinquante ans pour l’épouser, vous savez. Il peut être utile à bien des égards.
— Je vous contacterai dès mon retour au Kansas. Je travaille actuellement sur le scénario de: If Dorothy Was An Old Lady. C’est tout à fait pour vous! Il faut d’abord que j’en parle au producteur. C’est un vieil entêté, mais il a confiance en moi.»

 

Critique de Lurelu:

La baronne de la Longue Aiguille est un petit bijou de roman qui m'a bien eue autant que les personnages qui se retrouvent en plein tournage de film.
Dans ces deux romans ( Congrès mondial des gens bizarres et La baronne de la Longue Aiguille) destinés aux huit à douze ans, Francine Allard suscite de l'intérêt pour les voyages et pour différentes cultures, tout en y mettant une forte dose de fantaisie. (...) Une nouvelle collection qui promet!
(Hélène Racicot-Drouin) Lurelu printemps-été 1998

 
Retour à la notice biographique de Francine Allard
Oeuvres de Francine Allard